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    " La Boite a Merveilles

        28, 2008 11:20 pm




    " La Boite a Merveilles "


    Rsum gnral de l'uvre



    Le narrateur adulte, min par la solitude commence son rcit pour mieux comprendre sa solitude qui date depuis toujours. Il prsente ensuite les locataires de Dar chouafa : lalla kenza la voyante ( au rez-de-chausse), Driss el Aouad , sa femme Rahma et leur fille zineb (au premier tage) et fatma Bziouya au deuxime tage).Il voque le souvenir du bain maure et de sa Boite Merveilles o les objets qui s'y trouvent lui tiennent compagnie . Puis, il relate le souvenir d'une dispute entre sa mre et Rahma.
    En revenant du m'sid , le narrateur trouve sa mre souffrante.. Lalla Aicha son amie, vient lui rendre visite et russit la convaincre de rendre visite Sidi Boughaleb.A la fin de cette visite, sidi Mohamed est griff par un chat. Fatigu , le petit enfant ne va pas au m'sid et nous dcrit les matines la maison tout en voquant l'origine de ses parents, et le souvenir de Driss le teigneux, l'apprenti de son pre.
    Le narrateur raconte sa journe au Msid . le soir, remarquant que Fatima Bziouiya s'claire avec une lampe ptrole, Lalla Zoubida insiste pour que son mari lui en achete une, ce qui est fait le lendemain. Ensuite, Il voque le souvenir de la disparition de zineb, et comment sa mre russit la retrouver la maison des Idrissides. Rahma, en guise de louange Dieu, prpare un repas pour les mendiants. Toutes les voisines y participent de bon cur.
    Les premiers jours de printemps, Lalla Zoubida et son fils rendent visite lalla Aicha. Sidi mohamed profite de l'occasion pour jouer avec les enfants des voisins .Lalla Aicha raconte ensuite son amie les malheurs de son mari avec son associ Abdelkader. Le lendemain, La mre rapporte ce rcit malheureux son mari. Celui-ci va voquer devant le petit sidi Mohamed le souvenir d'Abdellah l'picier qui racontait des histoires.
    Un mercredi, le Fquih explique ses lves ses projets pour Achoura. A la maison, Lalla Zoubida ne se fatigue pas raconter les malheurs de Lalla Aicha Fatima, puis Rahma leur faisant promettre de garder le secret. Ensuite, le narrateur relate le souvenir de la mort de Sidi Md Ben Tahar. Ayant assist la scne, le petit enfant fait un cauchemar la nuit.
    Pendant les prparatifs pour Achoura au Msid, le fquih organise le travail et forme des quipes. Le petit Sidi Mohamed est nomm chef des frotteurs .Le matin suivant, il accompagne sa mre la kissaria pour acheter un nouveau gilet. De retour chez lui, sidi Mohamed se dispute avec Zineb.Sa mre se met en colre. Triste et pris de faim,, le petit enfant plonge dans ses rveries. Le narrateur nous rapporte ensuite l'histoire de Lalla khadija et son mari l'oncle Othman raconte aux voisines par Rahma.
    la veille de l'Achoura, les femmes s'achtent des tambours et Sidi Mohamed une trompette. Il participe au Msid aux prparatifs de la fte. Le lendemain , il accompagne son pre chez le coiffeur o il coute sans intert les conversations des adultes.
    Le jour de l'achoura, le petit enfant se rveille tt et met ses vtements neufs avant d'aller au m'sid clbrer cette journe exceptionnelle.. Aprs le repas, Lalla Aicha vient rendre visite la famille du narrateur.
    Aprs l'Achoura, la vie retrouve sa monotonie. Mais avec les premiers jours de chaleur, la mre dclare la guerre aux punaises. Un jour, le pre du narrateur dcide d'emmener sa femme et son fils au souk des bijoux pour acheter des bracelets . Accompagne de Fatma Bziouya, la famille du narrateur arrive au souk des bijoutiers mais le pre se trouve le visage tout en sang aprs une bagarre avec un courtier. Lalla Zoubida,superstitieuse, ne veut plus ces bracelets, elle pense qu'ils portent malheur. La mre raconte lalla Aicha la msaventure du souk. Sidi Mohamed tombe malade.
    Le pre a perdu tout son capital. Il dcide de vendre les bracelets et d'aller travailler aux environ de Fs. Sidi Mohamed souffre toujours de fivre. Le dpart du pre est vu comme un grand drame . Un jour, la mre rend visite son amie Lalla Aicha qui lui propose d'aller consulter un devin : Si elArafi .
    le narrateur voque le souvenir du voyant Si Elarafi. Lalla Zoubida rentre chez elle tout en gardant le secret de la visite... elle dcide de garder son enfant la maison et de l'emmener chaque semaine faire la visite d'un marabout.
    Un matin elle reoit la visite d'un envoy de son mari. Lalla Aicha vient prie son amie de lui rendre visite le lendemain parce qu'elle a des choses lui raconter.
    Chez Lalla Aicha, les femmes discutent. Elle reoit la visite de Salama, qui raconte son rle dans le mariage de Si Larbi avec la fille du coiffeur et les problmes du nouveau couple..
    Le narrateur dans ce dernier chapitre raconte le retour de son pre. Sidi Mohamed raconte son pre les vnements passs pendant son absence. Le pre du narrateur apprend que M.Larbi s'est spar avec sa jeune pouse.. Sidi Mohamed, toujours aussi solitaire qu'au dbut et aussi rveur, sort sa boite merveilles et se laisse bercer par ses rves



    Rsum chapitre par chapitre

    Lhiver

    Chapitre I

    -Dar Chouafa
    Deux lments dclenchent le rcit : la nuit et la solitude. Le poids de la solitude. Le narrateur y songe et part la recherche de ses origines : lenfance.Un enfant de six ans, qui se distingue des autres enfants quil ctoie. Il est fragile, solitaire, rveur, fascin par les mondes invisibles. A travers les souvenirs de ladulte et le regard de lenfant, le lecteur dcouvre la maison habite par ses parents et ses nombreux locataires. La visite commence par le rez-de-chausse habit par une voyante. La maison porte son nom : Dar Chouafa. On fait connaissance avec ses clientes, on assiste un rituel de musique Gnawa, et on passe au premier o Rahma, sa fille Zineb et son mari Aouad, fabricant de charrues disposaient dune seule pice. Le deuxime tage est partag avec Fatma Bziouya. Lenfant lui habite un univers de fable et de mystre, nourri par les rcits de Abdellah lpicier et les discours de son pre sur lau-del. Lenfant de six ans accompagne sa mre au bain maure. Il sennuie au milieu des femmes, Cet espace de vapeur, de rumeurs, et dagitation tait pour lui bel et bien lEnfer. Le chapitre se termine sur une sur une querelle spectaculaire dont les acteurs sont la maman de lenfant et sa voisine Rahma.

    Chapitre II

    -Visite dun sanctuaire
    Au Msid, cole coranique, lenfant dcouvre lhostilit du monde et la fragilit de son petit corps. Le regard du Fqih et les coups de sa baguette de cognassier taient source de cauchemars et de souffrance. A son retour, il trouve sa mre souffrante. La visite que Lalla Aicha, une ancienne voisine, rend ce mardi Lalla Zoubida, la mre de lenfant, nous permet de les accompagner au sanctuaire de Sidi Boughaleb. Lenfant pourra boire de leau de sanctuaire et retrouvera sa gaiet et sa force. Lenfant dcouvre lunivers du mausole et ses rituels. Oraisons, prires et invocations peuplaient la Zaouia. Le lendemain, le train train quotidien reprenait. Le pre tait le premier se lever. Il partait tt son travail et ne revenait que tard le soir. Les courses du mnage taient assures par son commis Driss. La famille depuis un temps ne connaissait plus les difficults des autres mnages et jouissait dun certain confort que les autres jalousaient.

    Chapitre III

    -Le repas des mendiants aveugles
    Zineb, la fille de Rahma est perdue. Une occasion pour lalla Zoubida de se rconcilier avec sa voisine. Tout le voisinage partage le chagrin de Rahma. On finit par retrouver la fillette et cest une occasion fter. On organise un grand repas auquel on convie une confrrie de mendiants aveugles. Toutes les voisines participent la tche. Dar Chouafa ne retrouve sa quitude et son rythme que le soir.

    Le printemps

    Chapitre IV

    -Les ennuis de Lalla Aicha
    Les premiers jours du printemps sont l. Le narrateur et sa maman rendent visite Lalla Aicha. Ils passent toute la journe chez cette ancienne voisine. Une journe de potins pour les deux femmes et de jeux avec les enfants du voisinage pour le narrateur. Le soir, Lalla Zoubida fait part son mari des ennuis du mari da Lalla Acha, Moulay Larbi avec son ouvrier et associ Abdelkader. Ce dernier avait reni ses dettes et mme plus avait prtendu avoir vers la moiti du capital de laffaire. Les juges staient prononcs en faveur de Abdelkader. Lenfant, lui tait ailleurs, dans son propre univers, quand ce nest pas sa bote et ses objets magiques, cest le lgendaire Abdellah lpicier et ses histoires. Personnage quil connat travers les rcits rapports par son pre. Rcits qui excitrent son imagination et lobsdrent durant toute son enfance.

    Chapitre V

    Lcole coranique.
    Journe au Msid. Le Fqih parle aux enfants de la Achoura. Ils ont quinze jours pour prparer la fte du nouvel an. Ils ont cong pour le reste de la journe. Lalla Acha , en femme dvoue, se dpouille de ses bijoux et de son mobilier pour venir au secours de son mari. Sidi Mohamed Ben Tahar, le coiffeur, un voisin est mort. On le pleure et on assiste ses obsques. Ses funrailles marquent la vie du voisinage et compte parmi les vnements ayant marqu la vie d de lenfant.

    Chapitre VI

    Prparatifs de la fte.
    Les prparatifs de la fte vont bon train au Msid. Les enfants constituent des quipes. Les murs sont blanchis la chaux et le sol frott grande eau. Lenfant accompagne sa mre la Kissaria. La fte approchait et il fallait songer ses habits pour loccasion. Il portera un gilet, une chemise et des babouches neuves. De retour la maison, Rahma insiste pour voir les achats fait la Kissaria.Le narrateur est fascin par son rcit des msaventures de Si Othman, un voisin g, poux de Lalla Khadija, plus jeune que lui.

    Chapitre VII

    La fte de lAchoura.
    La fte est pour bientt. Encore deux jours. Les femmes de la maison ont toutes achet des tambourins de toutes formes. Lenfant lui a droit une trompette. Lessai des instruments couvre lespace dun bourdonnement sourd. Au Msid, ce sont les dernires touches avant l e grand jour. Les enfants finissent de prparer les lustres. Le lendemain , lenfant accompagne son pre en ville. Ils font le tour des marchands de jouets et ne manqueront pas de passer chez le coiffeur. Chose peu apprcie par lenfant. Il est l assister une saigne et sennuyer des rcits du barbier. La rue aprs est plus belle, plus enchante. Ce soir l, la maison baigne dans latmosphre des derniers prparatifs.
    Le jour de la fte, on se rveille tt, Trois heures du matin. Lenfant est habill et accompagne son pre au Msid clbrer ce jour exceptionnel. Rcitation du coran, chants de cantiques et invocations avant daller rejoindre ses parents qui lattendaient pour le petit djeuner. Son pre lemmne en ville.
    A la fin du repas de midi, Lalla Aicha est l. Les deux femmes passent le reste de la journe papoter et le soir, quand Lalla Aicha repart chez elle, lenfant lass de son tambour et de sa trompette est content de retrouver ses vieux vtements.

    Lt.

    Chapitre VIII

    Les bijoux du malheur.
    Lambiance de la fte est loin maintenant et la vie retrouve sa monotonie et sa grisaille. Les premiers jours de chaleur sont l. Lcole coranique quitte la salle du Msid, trop troite et trop chaude pour sinstaller dans un sanctuaire proche. Lenfant se porte bien et sa mmoire fait des miracles. Son matre est satisfait de ses progrs et son pre est gonfl dorgueil. Lalla Zoubida aura enfin les bracelets quelle dsirait tant. Mais la visite au souk aux bijoux se termine dans un drame. La mre qui rvait tant de ses bracelets que son mari lui offre, ne songe plus qua sen dbarrasser. Ils sont de mauvais augure et causeraient la ruine de la famille. Les ennuis de Lalla Aicha ne sont pas encore finis. Son mari vient de labandonner. Il a pris une seconde pouse, la fille de Si Abderahmen, le coiffeur.
    Si lenfant se consacre avec assiduit ses leons, il rve toujours autant. Il sabandonne dans son univers lui, il est homme, prince ou roi, il fait des dcouvertes et il en veut mort aux adultes de ne pas le comprendre. Sa sant fragile lui joue des tours. Alors que Lalla Acha racontait ses malheurs, il eut de violents maux de tte et fut secou par la fivre. Sa mre en fut bouleverse.

    Chapitre IX

    Un mnage en difficult.
    Ltat de sant de lenfant empire. Lalla Zoubida soccupe de lui nuit et jour. Dautres ennuis lattendent. Les affaires de son mari vont trs mal. Il quitte sa petite famille pour un mois. Il part aux moissons et compte conomiser de quoi relancer son atelier. Lattente, la souffrance et la maladie sont au menu de tous les jours et marquent le quotidien de la maison. Lalla Zoubida et Lalla Aicha, deux amies frappes par le malheur, dcident de consulter un voyant, Sidi Al Arafi.

    Chapitre X

    Superstitions.
    Les conseils , prires et bndictions de Sidi Al Arafi rassurrent les deux femmes. Lenfant est fascin par le voyant aveugle. Lalla Zoubida garde lenfant la maison. Ainsi, elle se sent moins seule et sa prsence lui fait oublier ses malheurs. Chaque semaine, ils vont prier sous la coupole dun saint. Les prdications de Sidi A Arafi se ralisent. Un messager venant de la compagne apporte provisions, argent et bonne nouvelles de Sidi Abdesalam. Lalla Aicha invite Lalla Zoubida. Elle lui rserve une surprise. Il semble que son mari reprend le chemin de la maison.

    Chapitre XI

    Papotage de bonnes femmes.
    Th et papotage de bonnes femmes au menu chez Lalla Aicha. Salama, la marieuse, est l. Elle demande pardon aux deux amies pour le mal quelle leur a fait. Elle avait arrang le mariage de Moulay Larbi. Elle explique que ce dernier voulait avoir des enfants. Elle apporte de bonnes nouvelles. Plus rien ne va entre Moulay Larbi et sa jeune pouse et le divorce est pour bientt. Zhor, une voisine, vient prendre part la conversation. Elle rapporte une scne de mnage. Le flot des potins et des mdisances nen fint pas et lenfant lui , qui ne comprenait pas le sens de tous les mots est entran par la seule musique des syllabes.

    Chapitre XII

    Un conte de fe a toujours une chute heureuse.
    La grande nouvelle est rapporte par Zineb. Malem Abdslem est de retour. Toute la maison est agite. Des you you clatent sur la terrasse Les voisines font des vux. Lenfant et sa mre sont heureux . Driss, est arriv temps annoncer que le divorce entre Moulay Larbi et la fille du coiffeur a t prononc. La conversation de Driss El Aouad et de Moulay Abdeslem, ponctue de verres de th crase lenfant. Il est pris de fatigue mais ne veut point dormir. Il se sent triste et seul. Il tire sa Boite Merveille de dessous son lit, les figures de ses rves ly attendaient.

    Fin



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    : " La Boite a Merveilles

        28, 2008 11:23 pm




    Fiche de lecture


    Titre: La bote merveille

    Genre: Roman

    Auteur: Ahmed Sefrioui

    Date de parution:1954

    Edition: Librairie des Ecoles

    Lauteur

    Ahmed Sefrioui, crivain marocain, est n en 1915 Fs . Cest lun des premiers fondateurs de la littrature marocaine dexpression franaise. Passionn de patrimoine, il a occup des postes administratifs aux Arts et Mtiers de Fs, puis la direction du tourisme Rabat. Il sera lorigine de la cration de nombreux muses comme Batha, Oudaya et Bab Rouah. Il est mort en mars 2004.

    Ses uvres

    Le Chapelet dambre (Le Seuil, 1949) : son premier roman o il voque Fs (il obtient le grand prix littraire du Maroc, pour la premire fois attribu un Marocain).La bote merveille (Le Seuil, 1954) : La ville de Fs vue travers le regard du petit Mohammed. Ce roman ethnographique apparat comme le texte inaugural de ce qui est aujourd'hui la littrature marocaine d'expression franaise. La Maison de servitude (SNED, Algrie, 1973). Le jardin des sortilges ou le parfum des lgendes (LHarmattan, 1989)

    L'histoire

    La Bote Merveille
    La symphonie des trois saisons...

    Premier roman de Sefrioui, La bote merveille, une suite de scnes et de tableaux, raconte la vie quotidienne dune famille populaire dans la vieille ville de Fs. Ds son ouverture, le roman ne manque pas dinstaller une ambiance exotique. Un regard pittoresque sur un monde plein de tendresse, de couleurs et de parfums, qui ne manque pas dambigut sur le sens du rcit.
    Cest bel et bien un album, pour reprendre lexpression du narrateur, dont le lecteur tournera les pages. Un album haut en couleurs qui nous fera parcourir trois saisons et nous mnera de dcouverte en dcouverte, explorer la socit marocaine du dbut du XXme sicle : mode de vie, traditions, rituels et vision du monde. Davoir masqu la ralit politique de lpoque, laisse entrevoir un parfum dexotisme et fait penser un film documentaire dethnographe.



    Schma narratif

    -Etat initial

    L'auteur-narrateur personnage vit avec ses parents. Rien ne perturbe sa vie heureuse. Cette phase occupe une place importante dans le rcit (Ch. I jusqu'au Ch. VIII). L'ampleur de cette tape traduit la flicit dans laquelle baigne le petit enfant. D'ailleurs, il est plong dans un monde merveilleux.

    -Elment perturbateur

    Ce qui trouble cette flicit c'est la ruine du pre qui a perdu son capital : l'argent qu'il portait sur lui est tomb quelque part dans un souk.

    -Pripties

    Le voyage du pre la campagne, o il exerce un travail pnible afin de pouvoir amasser de l'argent ncessaire pour se rtablir dans son atelier. (Ch. VIII, IX, X, XI). Le cong accord au petit qui ne va pas l'cole coranique cause de sa faiblesse. La tristesse de la mre qui se rend aux mausoles et consulte les voyants.

    -Dnouement
    Le retour du pre.

    -Situation initiale

    Le retour de l'quilibre : le bonheur. La rouverture par le petit de sa boite Merveilles.




    Personnages principaux de l'uvre






    Je :

    C'est l'auteur-narrateur-personnage. Il est le fils de lalla Zoubida et de Sidi Abdeslem. Il s'appelle Sidi Mohamed.g de six ans, il se sent seul bien qu'il aille au M'sid. Il a un penchant pour le rve. C'est un fassi d'origine montagnarde qui aime beaucoup sa boite Merveilles, contenant des objets mls. Il souffre de frquentes diarrhes.

    La boite merveille
    Le vritable ami du narrateur. Elle contenait des boules de verre, des anneaux de cuivre, un minuscule cadenas sans clef, des clous tte dore, des encriers vides, des boutons dcors, des boutons sans dcor, un cabochon (=bouchon en verre ou en cristal de forme arrondie) de verre facettes offert par Rahma et une chanette de cuivre ronge de vert-de-gris offerte par Lalla Zoubida et vole par le chat de Zineb.
    Lalla Zoubida

    la mre du narrateur. Une femme qui prtend tre la descendante du prophte et s'en vante (s'en flatte). Elle croit aux superstitions. Ses yeux refltent une me d'enfant ; elle a un teint d'ivoire, une bouche gnreuse et un nez court. Elle n'est pas coquette. Age de vingt-deux ans, elle se comporte comme une femme vieille.

    Sidi Abdeslem
    le pre du narrateur, homme d'origine montagnarde. Il s'installe Fs avec sa famille aprs avoir quitt son village natal situ une cinquante de kilomtre de la ville. Il exerce le mtier de tisserand (=fabriquant des tissus) Grce ce mtier, il vit l'aise. Homme fort et de haute taille. Un homme barbu que le fils trouve beau. Il a la quarantaine.

    La chouaffa
    Voyante, c'est la principale locataire de Dar Chouaffa et on l'appelle tante kanza.

    Dris El Aouad
    C'est un fabriquant de charrues. Il est poux de Rahma. Il a une fille ge de sept ans qui s'appelle Zineb.

    Fatma Bziouya
    Elle partage avec la famille du narrateur le deuxime tage, son mari Allal est jardinier.

    Abdelleh
    Il est picier. Le narrateur lui attribue toutes les histoires merveilleuses qu'il a eu l'occasion d'entendre.

    Le fqih du Msid
    Matre de l'cole coranique. Il somnole pendant que les coliers rcitent les versets du Coran. Il distribue des coups de baguette au hasard.Un grand maigre barbe noire, dont les yeux lanaient des flammes de colre et qui habitait rue Jiaf.

    Lalla Aicha
    Une ancienne voisine de lalla Zoubida, c'est une Chrifa qui a su rester digne malgr les dception du sort et dont la connaissance flattait l'orgueil de lalla Zoubida.

    Driss le teigneux
    Fidle serviteur de Sidi Abdessalem, il garnissait (= remplissait) les canettes et faisait les commissions.




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    : " La Boite a Merveilles

        28, 2008 11:26 pm











    Analyse de la boite merveilles




    Prsentation

    Premier roman de Sefrioui, La bote merveille, une suite de scnes et de tableaux, raconte la vie quotidienne dune famille populaire dans la vieille ville de Fs. Ds son ouverture, le roman ne manque pas dinstaller une ambiance exotique. Un regard pittoresque sur un monde plein de tendresse, de couleurs et de parfums, qui ne manque pas dambigut sur le sens du rcit.

    La Bote Merveille
    La symphonie des trois saisons...

    Premier roman de Sefrioui, La bote merveille, une suite de scnes et de tableaux, raconte la vie quotidienne dune famille populaire dans la vieille ville de Fs. Ds son ouverture, le roman ne manque pas dinstaller une ambiance exotique. Un regard pittoresque sur un monde plein de tendresse, de couleurs et de parfums, qui ne manque pas dambigut sur le sens du rcit.
    Cest bel et bien un album, pour reprendre lexpression du narrateur, dont le lecteur tournera les pages. Un album haut en couleurs qui nous fera parcourir trois saisons et nous mnera de dcouverte en dcouverte, explorer la socit marocaine du dbut du XXme sicle : mode de vie, traditions, rituels et vision du monde. Davoir masqu la ralit politique de lpoque, laisse entrevoir un parfum dexotisme et fait penser un film documentaire dethnographe.

    La famille

    La boite merveilles est le roman de l'idylle ou tout est calme et nul venement ne vient briser cet univers paisible d'un enfant dont la vie est tout sauf malheureuse. le monde de si med est orn par le bonheur, le reve et le rire, pour dire ainsi le comique. il s'agit donc d'une oeuvre qui djoue le tragique et qui s'loigne de tout ce qui relve du pathtique l'exception de queleques passages tant souvent en rapport avec les personnages fminins tels que Lalla Aicha, la mre du narrateur, Rahma etc. En effet, le roman d'Ahmed Sefroui se prsente de ce fait comme une image rose d'une enfance incontestablement heureuse et oserons nous dire idale. le roman est avant tout une boite merveilles donne au lecteur. Autrement dit, Sefroui nous transporte dans un pays merveilleux dans lequel se trouve un petit enfant, si med, protg par la chaleur du giron familial et entour par la tendresse de sa mre.
    Ainsi, la reprsentation de la famille dans La boite merveilles reste le sujet d'un regard qui apprcie tant que la mre que le pre. Effectivement, l'auteur donne voir une famille matriarcale, dont le pivot est la mre, d'autant plus que le pre est quasiment absent dans le roman. Il est troitement li au silence, et meme la passivit en comparaison avec son pouse, vritable figure la fois fminine et virile, ce qui fait d'elle un personnage double face. Elle tendre et forte( elle ne cesse de protger son fils: la scne ou le petit tait malade). En revanche, elle est le substitut du pre dans la mesure ou elle se donne le role primodial dans la famille, surtout aprs le dpart du pre. Ce personnage fminin est prsente aussi sous un jour viril dans des moments ou les femmes se manifestent fragiles et ayant besoin d'une confidente consolatrice ou bien d'une personne plus forte capable de les soutenir( voir la scne dans laquelle Lalla Aicha console par la mre de si Med).
    La famille dans l'enceinte de notre oeuvre est une famille matriarcale.

    LES DECLENCHEURS DU RECIT

    L'quilibre initial concide dans la Bote merveilles avec une prise de conscience d'une carence, d'un manque (moi, je ne dors pas. Je songe ma solitude et jen sens tout le poids) et se transforme en rupture.

    La nuit et le poids de la solitude dclenchent le rcit. Le narrateur (ladulte) se penche sur son pass la recherche de rponses possibles (Ma solitude ne date pas dhier.P3.) ou de rconfort (pour gayer ma solitude, pour me prouver que je ne suis pas mort.P6.).

    Lenqute se construira sur la mmoire fabuleuse hrite de lenfant de six ans. (Cire frache...les moindres vnements sy gravaient en images ineffaablescet albumP6.)

    Les outils de lenquteur sont donc les images dun album. Portraits et paysages se succderont au fur et mesure quil en tournera les pages. Labondance de limparfait est justifie par la dominance du descriptif. La nostalgie orne le rcit de couleurs, de parfums et de tendresse, la perception de lenfant lentrane dans le monde du merveilleux et de la magie.


    LESPACE

    Fonction

    Il permet un itinraire. Le dplacement de lenfant s'associe la rencontre de "l'aventure". Et la qute de la connaissance. On peut rduire l'itinraire dans le cas de Sefrioui un schma simple, deux types de base dominent. (Laller - retour.Linitiation et la conqute.). Lenfant revient toujours son point de dpart, la maison, plus exactement la pice occupe par la famille. L'espace offre un spectacle, plus quil ne sert de dcor l'action, cette dernire ntant pas privilgie. Il est soumis au regard du personnage. Ienfant se dresse en spectateur. La relation entre le lieu et son tat d'me est forte. Une correspondance symbolique s'tablit entre lenfant et les lieux dcrits.

    Organisation

    On peut facilement constater des oppositions symboliques et fondamentales, souvent binaires.( clos / ouvert sombre / clairespace rel /rv). Ceci permet une mise en place de lambiance du secret, de ltrange, et du mystre imprgnant le rcit ds son ouverture de lambiance des contes merveilleux.

    Reprsentation

    La narration prend en charge les lments descriptifs concernant le cadre de laction. Lenfant explore progressivement ce cadre : la ruelle, le msid , La rue Jiaf et le bain maure. La description est dynamique.

    La ruelle (p3) Il court jusquau bout de la ruelle pour voir passer les nes et revient sasseoir sur le pas de la maison

    La maison(P3 ) au rez de chausse.Au premier.Le deuxime tage.


    LE TEMPS

    Comme dans les contes de fe, le temps est vague, imprcis, flou. Premier repre, lge du personnage principal : six ans.

    Lenfant - narrateur a une conception du temps motive par lattente, celle de son pre chaque soir et celle de grandir. Lcoulement du temps est saisi dans une logique arithmtique. Matin et soir font une journe, les jours font des mois, les mois des saisons et les saisons lanne.

    Une journe ordinaire est marque par le rveil, le msid, les jeux, les conversations des voisines, et le retour du pre, tard le soir. Les jours de la semaine retracent plus des activits habituelles (Lundi, jour de lessive, mardi, journe particulirement redoute au msid.). Un vnement exceptionnel comme un retour prcipit du pre la maison ou la visite dun tranger constituera un repre. Ainsi, lAchoura, fte qui va bouleverser le train train quotidien de lenfant, les diffrentes visites de Lalla Aicha, le dpart du pre vont permettre de construire une suite justifiant un droulement chronologique. Les indicateurs de temps renforceront cette chronologie par le marquage des saisons (Lhiver / 3 chapitres, le printemps / 4 chapitres et lt / 5chapitres). On peut alors aisment estimer la dure du rcit trois saisons et avancer que le narrateur enfant approche de ses sept ans la fin du roman.


    LES PERSONNAGES

    Le lecteur dcouvre tt les personnages qui vont laccompagner le long du rcit Ils sont livrs dans un ordre li notre dcouverte des mondes de lenfants. Ceux qui ont particip nourrir son monde fabuleux, la voisine du rez de chausse, Kenza, une voyante, par ses pratiques magiques et rituels, Abdellah , lpicier par ses contes et son pre avec ses discours sur le paradis et lenfer. Ceux qui font partie de son quotidien, les voisins du premier Si Aouad fabricant de charrues, sa femme Rahma et leur fille Zineb ; la voisine du deuxime tage, Fatima Bzioua. Les autres enfants de son ge au msid, son matre dcole et Lalla Acha, pour sa premire visite la maison.

    Lesquisse des portraits est un peu particulire. Rarement des descriptions physiques. Un nombre limit doutils pour la description dont le nom, le sexe, lge, le mtier, les vtements, le statut social, la relation familiale, les paroles.


    LES EVENEMENTS

    Le genre policier commence par un fait accompli. Il y a un meurtre et lenquteur est charg de trouver lassassin. Le roman de Sfrioui saligne quelque peu sur ce genre. La solitude et la mlancolie sont ce fait accompli et le narrateur doit revenir en arrire en chercher les origines. Ses tmoins et ses pices convictions sont les images de cet album quest la mmoire de lenfant.

    Ma mmoire tait une cire frache et les vnements sy gravaient en images ineffaables. I me reste cet album P 6

    Premires images, un enfant seul cherchant vainement attraper un moineau, lcart des enfants de son ge et tranger leurs jeux. Un enfant troubl par les rituels de la voyante, dmons et sorcires hantent son imagination. Un enfant fascin par les contes de Abdellah, lpicier et les discours de son pre sur la mort, le paradis et lenfer. La sance du bain maure laisse entrevoir cette relation entre le prsent et le pass.

    Je crois navoir jamais mis les pieds dans un bain maure depuis mon enfance. Une vague apprhension et un sentiment de malaise mont toujours empch den franchir la porte. P9.

    La boite merveilles(tudes panoramique)

    Dans son roman intitul la bote merveilles, Ahmed Sefrioui nous plonge profondment dans l'univers d'un petit enfant li "intimement" une bote secrte capable de le transporter au-del de la ralit. Le roman fait s'immerger le lecteur dans la ralit d'une ville accueillante et pour le petit enfant et pour sa mre Zoubida, particulirement aprs le dpart du pre, l'ex-tisserand de haks.

    Sidi Med, enfant de six, s'infiltre sans cesse dans le monde des femmes perptuellement oisives et imprgnes par le quotidien dispute, commrages, papotage etc.

    Le roman est "peupl" grce aux rcits des deux personnages fminins tant donn leur prolixit sans bride.

    Le noeud de l'histoire:
    La faillite du pre du narrateur, Abdesslam qui a perdu son capital dans le souk.

    Le "happy-end "Sad la finale heureuse )

    - Le thme du retour est crucial dans la bote merveilles :
    1- Le retour du pre dclenche de nouveau la joie et le bonheur de la famille
    du narrateur.
    2- Le retour de Moulay Larbi: Lalla Acha reprendre du coup sa vie conjugale
    Heureuse.
    3- Le retour de l'enfant: Sidi Med rouvre sa boite merveilles.

    L'ethnographie:

    A.Sefrioui se livre dcrire minutieusement des lieux vocation, la fois religieux et culturelle. Le sanctuaire,) titre d'exemple, ainsi que des personnages tels que sidi El Arofi, Chouafa etc. Paralllement, les remets non traduits du dialecte renforce ce souci ethnographique flagrant.

    Le regard de l'enfant:

    tant donn qu'il est enfant, le narrateur le droit de s'insinuer dans des zones bel et bien intimes et sans aucun doute infranchissable: prenons titre d'illustration "le bain maure". Effectivement, la scne du bain maure fait de l'enfant un espion qui guette le monde fminin en franchissant toutes les frontires (description des corps des femmes: mamelles pendantes, cuisse humides, ventre ballonns, fesses grisesetc.

    Le pacte autobiographique:

    Tel tout crivain autobiographique, A.Sefrioui, quant lui, promet le lecteur de lui communiquer un rcit rtrospectif sincre et vridique:
    J'avais peut-tre six ans, ma mmoire tait une cire frache et les moindres vnements s'y gravaient en images ineffaable. Il me reste cet album pour gayer ma solitude, pour me prouver moi-mme que je ne suis pas encore mort..p.6

    1- ge propice de la mmorisation.
    2- Autobiographie sincre.
    3- Prennit aspire.

    Le rcit d'Ahmed Sefrioui est marqu surtout par des interventions ironiques
    (l'ironie: faire comprendre le contraire de ce qu'on veut dire):
    Il ironise sur Zineb qui s'intresse l'tat maladif noir
    Il ironise sur l'altitude de L.Acha (la chanson).
    Le sanctuaire: un saint qui prfre intensment les chats!









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